Nous nous levons sous un ciel très dégagé. Il
fait beau, mais froid. Après un petit déjeuner pris à la chaleur de radiateurs, nous partons pour la visite du musée de Karakorum. C’est un musée
assez moderne avec une belle présentation des objets. Il y a en particulier une
exposition temporaire sur les objets et fresques murales découverts dans une tombe
du VIIIè siècle, un peu au nord de Karakorum, qui comportait sous terre un long
couloir d’accès et plusieurs chambres funéraires. Très beaux bijoux et surtout collection de plus d’une
centaine ce statuettes en argile colorées représentant la suite du défunt, sans
doute un aristocrate.
Également un grand plan relief de la ville à
l’époque de son apogée. Cette maquette fut réalisée en se fondant sur le
témoignage de Guillaume de Rubrouk, un religieux français qui séjourna
plusieurs mois à Karakorum et qui était porteur d’une lettre de Saint Louis au
fils de Gengis Khan. Ce qui étonnant dans cette description et ce plan, c'est l'organisation de la ville. Il y avait un quartier bouddhiste, un quartier chrétien, un quartier de yourtes, un quartier militaire mongol, toutes ces populations vivant en apparente harmonie.
Nous retournons au monastère, cette fois ci
pour aller dans le bâtiment des moines qui était fermé hier. Nous y arrivons en
pleine séance de chants et prières des moines. Nous faisons discrètement le
tour du temple et laissons moines et les quelques fidèles. Nous en sortant à reculons, sans tourner le dos au Bouddha, tel que Nadia nous a appris. Gengis Khan est, selon la narration qu'en font les mongols, loin de l'image que nous nous en faisons en occident. Un chef de guerre certes, mais dont l'empire tenait plus par des alliances, le respect de toutes les cultures que par l'intolérance et la force.
Karakorum est un site riche dont la découverte archéologique ne fait que démarrer.
Nous repartons pour le monastère de Tovkhon
Khiid, à une centaine de kilomètres en direction d’Oulan Bator. Niché au pied
d’une montagne, dans le massif du Khangaï, il fut fondé par Zanabazar, homme de
foi, de guerre, philosophe et artiste.
Le site est magnifique. Il ne reste
aujourd’hui que deux petits temples. Nous prenons un sentier qui nous conduit
au bout de deux kilomètres dans un cirque où se trouve des temples en ruine.
Dans ces monastères vivaient cinq mille moines, sauvagement tués par les
soviétiques en 1937. Cet endroit est assez impressionnant d’autant plus que
nous avons longuement entendu des loups hurler. Nous ne les avons pas vu, mais
eux nous avaient bien repérés. Margot et Daniel, ainsi que Otka, étaient restés
en bas et ont assisté et aidé au montage d’une yourte.
Nous partons pour notre camp, heureux de cette
journée et de nos expériences respectives. Au camp, nous bénéficions de yourtes
assez confortables avec du charbon dans les poêles. Si avec ces poêles, les yourtes chauffent très vite, le feu de bois, malheureusement, faute d'alimentation, s'éteint très rapidement dans la nuit. La nuit s’annonce très
fraiche…
Belle lumière dans la froideur du matin
Petit déjeuner entouré de chauffages électriques radiants
Le musée de Karakorum. Un second est en construction pour y présenter les sculptures trouvées sur le site et plus généralement les importantes collections de la réserve
La maison du 3ème Dalai Lama
La stupa
Le temple des moines résidents
Une des quatre portes d'enceinte. Le site est un carré de 400 m de côté, récupérant partiellement l'enceinte antique de Karakorum, qui était beaucoup plus étendue
Karakorum, vu d'une colline voisine
Au village de notre arrêt déjeuner
Au fond de ce cirque, le monastère et la montagne sacrée de Khongo Khan
Cette yourte est remontée dans le lieu de ses quartiers d'hiver. La structure est en place
Le petit temple au fond cu cirque. Sur les hauteurs, on aperçoit le second tremple
Vue depuis le second temple
Nous poursuivons vers les ruines, plus haut dans la montagne
On ne distingue pas très bien les ruines, de la même couleur que la pierre du paysage, et encore moins les loups, mais eux nous ont bien repérés
Le montage de la yourte a avancé. Otka aide à placer une couche supplémentaire de feutre de laine sur le toit.
Après les couche de feutre viendra une couche imperméable bitumeuse, avant la couche finale, un coton blanc et fin
Chameaux, au poil long, prêts à affronter les froids de l'hiver mongol
Arrivée à notre camp de yourte
La salle à manger du camp, très confortable et des douches avec eau chaude...


















































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