Nous quittons notre camp par une des nombreuses pistes pour
rejoindre le monastère de Baldan Berreven. Il se trouve à une quinzaine de
kilomètres. La piste n’est pas trop mauvaise, quelques passages délicats dont
un qui nous oblige tous à sortir du véhicule. Les paysages sont magnifiques.
Montagnes boisées aux couleurs d’automne, petits lacs, vastes plaines.
Ce monastère fut construit vers 1700. A son apogée, il
comptait 5000 lamas et était l’un des trois grands centres bouddhistes de
Mongolie. Les communistes l’ont détruit vers les années 1930.
A cette époque de l’année et avec les froids précoces, il
est déjà déserté par les quelques moines qui y passent l’été.
Nous entreprenons son tour à pied en passant par quelques
unes des douze stations qui sont des lieux de prière et d’offrande à des
divinités diverses. Hommes et femmes doivent porter une ceinture, la partie
basse du corps en contact avec la terre et la partie haute avec le ciel. Le
monastère est entouré par quatre montagnes : celle du dragon, celle du
lion, celle du tigre, celle de l’oiseau. Ces quatre animaux ont combattus là et
vaincu un monstre.
Les hommes sont autorisés à monter au sommet de la montagne,
les femmes doivent rester à mi-hauteur.
Nous rentrons au camp et sur le coup de six heures repartons
pour saluer une famille de nomades qui vivent dans leur yourte à une
demi-douzaine de kilomètres de là. Nous sommes invités à partager avec eux du
thé et un fromage de chèvre extrêmement dur et blanc comme des meringues qui se
présente sous forme de petits gâteaux ronds et minces. Quelques échanges, nous
les remercions de leur accueil et retournons au camp.
Nous avons donné des instructions strictes pour que le petit
homme du camp, qui prend un malin plaisir à bourrer jusqu’à la gueule nos
fourneaux créant des températures de sauna dans les yourtes, ne passe pas. Il
ne s’empêchera cependant pas, avec un grand sourire, de nous offrir ses
services le soir et au petit matin. Curieusement, les mongols, habitués au froid,
aiment être très couverts et avoir chaud. Ils maintiennent dans leurs habitats
des températures de 24°C 25°C…Nous ne sommes pas habitués et avons du mal à
trouver le sommeil dans ces ambiances. Solution, garder la porte de la yourte
ouverte.
Un chien jaune de Mongolie
Petit déjeuner au camp
Un edelweiss, espèce très répandue dans cette région
Passage délicat de notre van à quatre roues motrices
TeGui a revêtu une robe chaude
Le monastère de Baldan Berreven reconstruit sur ses ruines
La mère, une des douze stations: on entre dans son ventre et on en ressort pour renaître
Pictogrammes très explicites
Au sommet de la montagne, vue sur l'autre versant
Les petits cubes ne sont pas peints en trompe l'oeil mais sculptés en relief dans le chambranle de la porte
Un nomade semi-sédentarisé: la yourte se déplace en général entre deux points, le quartier d'été et le quartier d'hiver
L'intérieur des yourtes avec un ameublement très traditionnel
Le fameux poêle et un petit lavabo avec son réservoir d'eau
Bouquet d'edelweiss
Panneau incongru dans cette vaste plaine
Discussions sous yourte




















































Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire