Natacha vient nous prendre à 10h pour nous rendre au lac
Baïkal à 75 km d’Irkoutsk. Nous suivons la rivière Angara, la seule à se jeter
hors du lac. Cette rivière n’est pas un petit cours d’eau puisqu’elle fait un
kilomètre de largeur à sa source, la sortie du lac, débite 2000 m3 d’eau à la
seconde et alimente plusieurs centrales hydroélectriques, dont une juste à la
sortie d’Irkoutsk.
En route nous nous arrêtons à un musée en plein air
regroupant d’anciennes maisons de la région. Ce projet est né suite à la mise
en eau du barrage noyant plusieurs villages dans la vallée et de la volonté de
sauver des bâtiments historiques.
Une partie du village est russe, une autre bouriate. Les
bouriates sont des mogols qui les premiers ont occupé cette région. Ils ont
troqué leurs yourtes en feutre contre des yourtes en bois, matière très
abondante ici. Les cosaques, des militaires, se sont ensuite installés dans
cette région, dans des forts, puis, progressivement, dans des fermes elles
aussi construites en bois. Nous rencontrons les enfants d’une école. Ils
veulent se faire photographier. Comme ils commencent à apprendre le français,
ils nous demandent par l’intermédiaire de leur guide de traduire des phrases. Le
site, comme partout en Russie, est envahi par les touristes chinois, tous
bardés des appareils photos et des objectifs les plus sophistiqués.
Nous repartons vers le lac Baïkal. Natacha nous prévient.
Elle est très chauvine quand il s’agit du lac Baïkal. C’est la plus grande
réserve d’eau douce du monde, plus que les grands lacs américains réunis. Il
faut dire que c’est le lac est grand (636 km de long, sur 70 km de large), le
plus profond du monde avec 1637m et le plus riche en espèces vivantes, plus de
5000 dont 80% endémiques, grâce à son fort taux d’oxygène y compris à de
grandes profondeurs. L’hiver la glace atteint un mètre d’épaisseur ce qui
permet aux camions de traverser le lac.
Nous visitons la petite bourgade de Listvianka, très touristique,
avec ses constructions très anarchiques et les habituels murs recouverts de
publicité pour Coca-Cola ou d’autres marques. Nous nous enfonçons un peu à pied
dans la vallée, plus intéressante, avec une jolie église orthodoxe, dédiée à St
Nicolas, ici le patron des voyageurs, et financée par un marchand sauvé
miraculeusement d’un naufrage sur le lac.
Nous visitons pour finir le musée consacré au lac,
présentant sa formation, ses caractéristiques et sa faune. Le lac, au centre
d’une zone sismique active (il y a dans la région plusieurs tremblements de terre notables par an) continue à s’agrandir et à s’approfondir. Nous
avons la surprise d’apprendre qu’il y a des phoques, plus de 100.000, et le
musée en présente des spécimens dans son aquarium. Ils sont d’un aspect assez
curieux, très rondouillards, de vraies boules.
Nous rejoignons notre logement chez l’habitant, assez
rudimentaire, mais le repas de soir y est tout à fait correct. Nous dégustons
le fameux omul du lac.
Le couloir de notre hôtel à Irkoutsk, plus de 100m de long
Au musée en plein air
L'intérieur d'une ferme riche
La maison du responsable administratif local: gestion de l'état civil, juge, relation avec le pouvoir provincial
Un samovar, tel que nous l'imaginions
Son bureau
Le tsar Nicolas II. Le papier peint s'est imposé vers la fin du XIXè siècle
La plus vieille église en bois de la région. Elle date de 1639
Un fort cosaque
Le "coin rouge", où l'on exposait les icônes
Les écolières en 1ère année de français
Un intérieur paysan
Les habits des filles. Sur étagère, une boîte à bijoux pour chaque fille de la famille.
Le bois des maisons était lissé brut. Seuls les volets et les encadrements des fenêtres étaient peints
Les maisons bourrelets en forme de yourte
L'intérieur de la maison
Le costume des femmes
C'est l'Angara
A Listvianka
Dans le jardin de l'église, nous goutons aux merises
Le lac Baïkal
Au marché, vendeuse d'omul séché et fumé
Pratiques cheminantes entrelacions avec le lac
Le lac vue du jardin du musée du lac
Un poisson du lac...Tanganyka
Le phoque du lac Baïkal
La maison où nous logeons
Le restaurant où nous nous sommes arrêtés à midi
Etablissement de bains
Le port. Tous les bteux sont des bateaux de croisière pour touristes. Il n'y a presque plus de petits pêcheurs. Pas rentable. La pêche est entreprise par de grosses coopératives.
Les inévitables tentes et publicités coca-cola ou autres
Hôtel fréquenté par les chinois
Les chinois en séances photos
Baraques de plage
Le soleil se couche sur le lac

















































Mais dite moi, il y a aussi du soleil dans ce pays! ;-))
RépondreSupprimerC'est beau.
Les phoques sont extraordinaires.
Je croyais que les cosaques c'était en Ukraine...
En effet les phoques sont vraiment très rondouillards à l'épreuve des chocs. Cela nous a valu un bon fou rire avec Stéphanie.
RépondreSupprimerBaïkal Seal Conservation Project
RépondreSupprimerJe vous invite à aller signer la pétition de WWF pour la protection des phoques du Lac Baïkal qui chaque année sont gonflés à l'hélium pour impressionner les touristes chinois et les soixantenaires en expédition ferroviaire.
http://www.wildnatureinstitute.org/baikalsealconservationproject.html